Boîtier alimenté ou autonome : quelle solution choisir ?

L'alimentation électrique d'un défibrillateur installé à l'extérieur peut être nécessaire pour assurer certaines fonctions du boîtier, notamment le chauffage, la ventilation ou l'éclairage.
Lorsque l’électricité est facilement accessible à proximité de l’installation, une alimentation électrique classique constitue généralement la solution la plus simple.
Mais certains emplacements peuvent être éloignés d’un bâtiment ou nécessiter d’importants travaux pour acheminer une alimentation. Dans ce cas, avant d’engager des travaux conséquents, il est utile d’étudier les différentes possibilités : modifier l’emplacement du DAE ou, lorsque son implantation doit être conservée, envisager une solution autonome spécialement conçue pour accueillir un défibrillateur.
Le choix dépend donc moins d’une préférence entre deux technologies que de la configuration réelle du site et des travaux nécessaires pour alimenter correctement l’installation.

L'essentiel à retenir

Lorsqu’une alimentation électrique est facilement disponible, le boîtier alimenté constitue la solution de référence.
Pour les boîtiers extérieurs alimentés que j’installe, les équipements du boîtier fonctionnent en très basse tension, en 24 V au niveau du boîtier. L’alimentation est assurée en amont par un transformateur et les protections prévues par le fabricant.
Cette solution permet d’alimenter de manière permanente les équipements nécessaires au fonctionnement du boîtier.
Lorsque le lieu retenu est éloigné d’une alimentation électrique, il faut en revanche prendre en compte l’ensemble des travaux nécessaires : passage des câbles, terrassement éventuel et remise en état des surfaces.
Dans certaines configurations, une solution autonome peut alors devenir pertinente.
L’autonomie n’est pas un objectif en soi : elle devient intéressante lorsqu’elle permet d’installer le DAE au bon endroit sans engager des travaux d’alimentation disproportionnés.

Pour aller plus loin

L’alimentation classique reste la solution la plus directe
Lorsqu’une alimentation électrique peut être amenée facilement jusqu’à proximité du DAE, il n’y a généralement aucune raison de complexifier l’installation.
Les boîtiers extérieurs alimentés que j’installe fonctionnent en 24 V au niveau du boîtier.
Conformément aux préconisations du fabricant, l’installation comprend un disjoncteur, une protection différentielle 30 mA et un transformateur permettant d’alimenter le boîtier en 24 V.
Ces éléments peuvent être intégrés au tableau électrique existant lorsque sa configuration le permet ou installés dans un coffret électrique dédié et adapté à son environnement.
Le boîtier DAE est ainsi alimenté en très basse tension tandis que la partie raccordée au réseau électrique bénéficie des protections prévues pour l’installation.

La distance peut modifier complètement l’intérêt économique de l’installation
Le coût d’une alimentation électrique ne se limite pas au câble nécessaire pour rejoindre le boîtier.
Lorsque le DAE doit être implanté loin d'un bâtiment, il peut être nécessaire de réaliser une tranchée, de traverser certains revêtements, de poser des gaines puis de remettre les surfaces en état.

Plus l’implantation est éloignée d’une alimentation existante, plus les travaux périphériques peuvent prendre une part importante dans le coût global de l’installation.
Avant d’envisager une solution plus complexe, il est donc pertinent de vérifier si un autre emplacement permettant de conserver une bonne accessibilité au DAE peut éviter ces travaux.

Une solution autonome répond à certaines configurations particulières
Lorsqu’aucune alimentation n’est raisonnablement accessible et que l’emplacement du DAE présente néanmoins un véritable intérêt, une borne autonome utilisant l’énergie solaire peut être envisagée.
Elle permet de disposer d’une installation indépendante d’une arrivée électrique provenant du bâtiment.
Son coût d’acquisition est naturellement supérieur à celui d’une installation conventionnelle. Mais la comparaison doit porter sur le coût global de l'installation, et non uniquement sur celui du support ou du boîtier.
Si une alimentation classique nécessite d’importants travaux de terrassement, de câblage et de remise en état, une solution autonome peut dans certaines situations devenir économiquement pertinente.Ce n’est donc pas son autonomie qui doit déterminer le choix, mais l’intérêt qu’elle présente dans la configuration réelle du site.

L’emplacement du DAE reste prioritaire
Qu’il soit alimenté depuis le bâtiment ou installé sur une solution autonome, le DAE doit avant tout être implanté à un endroit cohérent avec son utilisation.
L’autonomie électrique ne doit pas conduire à placer l'appareil dans un emplacement moins accessible simplement parce que celui-ci est techniquement plus facile à équiper.
À l’inverse, elle peut permettre de conserver un emplacement particulièrement pertinent lorsqu’y acheminer une alimentation traditionnelle serait difficile.
La technologie doit donc s’adapter à l’implantation retenue et non déterminer à elle seule l’emplacement du défibrillateur.

Cas particuliers

Nous souhaitons installer un DAE loin de tout bâtiment : faut-il forcément une borne solaire ?
Non.
La première étape consiste à étudier le site et à déterminer si une alimentation peut être amenée dans des conditions raisonnables.
Il faut également vérifier si un autre emplacement permettrait de conserver une bonne accessibilité au défibrillateur tout en simplifiant son alimentation.
La solution autonome devient particulièrement intéressante lorsque l’emplacement retenu présente un réel intérêt et que l’acheminement d’une alimentation électrique nécessiterait des travaux importants.
Le choix mérite alors une comparaison globale des deux solutions.

Le conseil ANIMALED

Lorsque j’étudie l’installation d’un DAE extérieur, je privilégie une alimentation électrique classique dès lors qu’elle peut être réalisée simplement et dans de bonnes conditions.
Si l’emplacement envisagé nécessite au contraire d’importants travaux pour acheminer l’électricité, je commence par rechercher si une autre implantation peut répondre aussi bien au besoin.
Lorsque l’emplacement doit être conservé et que les travaux d’alimentation deviennent importants, une solution autonome peut alors être étudiée et comparée au coût global d’une installation conventionnelle.
Je ne considère donc pas une borne solaire comme une solution systématiquement préférable ou comme un équipement à ajouter pour disposer de davantage de technologie.
Mon objectif reste de retenir la solution d’alimentation la plus cohérente avec l’emplacement du DAE, son accessibilité et les contraintes réelles du site.